63 – Je t’attends

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Je t’attends,
je tourne autour du téléphone.
Avant toi,
pourtant je craignais tant qu’il sonne.
Je t’attends
comme l’aiguille attend son fil
pour coudre ta terre à mon île.
Je t’attends
comme le marcheur en exil,
découvrant
que tous les chemins sont faciles.
Je t’attends,
je n’attendais plus personne
plus tu t’approches, plus ça m’étonne.
Je t’attends, je t’attends,
plus tu t’approches, plus ça m’étonne.
Je t’attends
Je t’attends,
et je longe la rivière.
Devant moi,
l’encre vient lécher les pierres.
Je t’attends
comme l’ombre attend le soleil.
Mon rêve guette ton réveil.
Je t’attends,
comme le marcheur en plein ciel,
impatient
de te serrer entre mes ailes.
Je t’attends,
ta voix m’appelle, tout est clair,
d’ailleurs plus besoin de lumiére.
Je t’attends, je t’attends,
d’ailleurs plus besoin de lumiére.
Je t’attends.
Je t’attends,
immobile et polyglotte.
Devant nous,
le chemin est le pilote.
Je t’attends
comme le vagabond des villes,
à l’épicentre des périls.
Je t’attends,
je suis le vagabond tranquille
qui saura
saisir ta taille fragile.
Je t’attends
là où ne vient jamais personne.
Le scorpion attend sa scorpionne.
Je t’attends, je t’attends.
Le scorpion aime sa scorpionne …

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