79 – Peur du feu

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Venue sans rien me dire,
pas même ce qu’il en fut de nous.
Mais si nue, sous ton sourire,
que j’en retombe à tes genoux.
Tu me tues comme tu respires
et je ramasse les cailloux
que j’ai semés sur le chemin
du désir qui me cloue.
Marchant au flanc des collines,
ne nous frôlant que du bout des yeux.
Craignant, gamin gamine,
d’être délaissés par les dieux.
Tu me parles, je te devine,
toi et moi aurions pu faire deux
si les étrangers que nous sommes
avions moins peur du feu.
Sur le quai de la gare sans colère
tu regardes tomber le jour.
Tu pars sans rien me taire
pas même ce qu’il reste de l’amour.
Je repars vers mes chimères,
tu t’en vas belle comme toujours.
Je m’ennuie à faire la guerre loin
de ton corps de velours.

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