8 – Un souffle sur la danse

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Je t’ai dit,
je t’ai dit : « J’en peux plus.
Remonte dans ta vieille caisse ! »
Et j’ai dis,
et j’ai dis : « C’est raté.
Je retourne à l’ivresse. »
Les horloges tournaient à l’envers,
je rôdais près des cimetières.
Quand j’regardais dans le fond d’mon verre,
j’croyais y voir,
j’croyais y voir
un revolver.
Tu m’as dit,
tu m’as dit : « Peu importe.
Je crois bien que tu débloques. »
Tu m’as dit,
tu m’as dit : « Reste calme.
Laisse passer l’onde de choc. »
Tu dansais face à l’univers,
refermant la porte sur l’enfer.
Tu avais l’air de connaître la mer.
Sous l’orage,
sous l’orage,
tu restais presque fière.
On s’est dit,
on s’est rien dit de plus.
Un rideau de silence.
Le silence,
ce souffle à peine bleu
qui épuise la danse.
J’avais trop peur de te détruire.
Quand j’y pense, ça me semble pire.
Où sont passés ces longs sourires
de ton corps,
de mon corps,
fondus par le désir ?
On m’a dit,
on m’a dit : « Tu n’sais pas ?
Il paraît qu’elle est célèbre. »
Je m’suis dit,
je m’suis dit : « C’est très bien.
Le jour sort des ténèbres. »
À quoi ça sert de rester là ?
Y’ a tant d’endroits qui me tendent les bras,
tellement de gens qui ne m’attendent pas.
Et le soleil,
le soleil
brille pour moi chaque matin. »

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