94 – Si fort

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Oui j’ai essayé si fort
que j’en tremble encore.
Je suis passé sous l’échelle :
ça manquait de ciel.
Tout ce poivre sur la nappe
c’est ce qui m’échappe.
J’essaye et j’essaye encore,
mais je tremble si fort.
J’essaye et j’essaye encore,
mais je tremble si fort.
Et j’ai cru pouvoir
m’enfuir de ce champ de tir.
Pour trouver enfin du sel
j’ai tendu les ailes.
Mais attiré par cette terre,
cette paix d’enfer,
revenu au champ de tir
plus moyen de s’enfuir.
Revenu au champ de tir
plus moyen de s’enfuir.
J’ai fait chanter les artistes,
j’suis un vrai pianiste.
Il me fallait un concert :
j’arrêtais la guerre.
Que ça tire dans tous les coins,
j’ n’avais pas besoin.
J’ suis un grand petit pianiste,
pas même un artiste.
Je m’suis glissé dans sa chambre
bien avant septembre.
Elle avait de ses deux mains
repeint le papier peint.
Puis essuyé son pinceau
à même ma peau.
Je n’attendrai pas décembre
pour squatter sa chambre.
Non, je n’attendrai pas décembre
pour squatter sa chambre.
Même si je n’ai plus d’adresse
je fais la promesse
d’arracher tous ces dessins,
tout ce papier peint,
et de profaner les charmes
des plus belles femmes.
Je tiens toutes mes promesses,
voyez mon adresse !
(attention !) Je tiens toutes mes promesses,
voyez mon adresse !
Oui j’ai essayé si fort
que j’en tremble encore.
Je suis passé sous l’échelle :
ça manquait de ciel.
Tout ce poivre sur la nappe
c’est ce qui m’échappe.
J’essaye et j’essaye encore,
mais je tremble si fort.
J’essaye et j’essaye encore,
mais je tremble si fort.

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