96 – Chanson pour la révolution

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J’enjambe les rivières,
j’crains pas de me noyer.
Je sais cueillir les pierres,
pas besoin d’bouclier.
Parti bien avant l’aube
quand les oiseaux chantaient,
j’vais faire le tour du globe,
boire un dernier café.
Oui, j’enjambe les pierres,
je connais des rivières.
Et si je fais le fier
c’est qu’je sors de l’enfer.
(Ç’a l’air de quoi l’enfer ?)
Arrosez toutes ces fleurs !
Eteignez ce vacarme !
Et n’ayez pas si peur
de ceux qui prennent les armes !
Car l’enfer, les amis,
croyez-en ma pauvre âme,
ça manque pas d’énergie,
c’est vraiment tout feu tout flamme.
Arrosez toutes ces armes,
n’ayez pas peur des fleurs !
Faites un peu les malins,
sinon bonjour chagrin !
(Matin après matin)
Cette chanson pour vous dire
que j’suis toujours debout.
Même à deux pas du pire
je compte encore sur nous.
Tartinez les sandwichs !
Distillez les boissons !
Laissez tout l’reste en friche :
c’est la Révolution !
Cette chanson sans refrain
peut nous pousser au pire.
Faisons sauter l’machin
sans nous salir les mains.
(Sans l’ombre d’un chagrin)
Un beau jour les rivières
se mettent à chanter
à peu près le même air
que tous les révoltés.
Elles avancent, on avance,
on creuse la vallée.
Ah oui, vraiment quelle chance !
Vive la liberté !
Du fond de la révolte,
cet air que nous chantons,
faisons demain en sorte
qu’il ouvre les saisons !
(Les cinq saisons)

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